Licenciement : l’employeur peut désormais préciser le contenu de la lettre de licenciement dans un nouveau courrier
Le décret du 15 décembre 2017, en application d’une des ordonnances Macron du 22 septembre 2017, prévoit qu’une fois que le salarié a reçu sa lettre de licenciement, il dispose d’un délai de 15 jours pour demander des précisions à son employeur sur le contenu de cette lettre, qui lui-même dispose d’un nouveau délai de 15 jours pour y répondre.
Si le salarié ne demande pas ses précisions et que les motifs de licenciement sont insuffisamment détaillés dans la lettre, il ne s’agira que d’une simple irrégularité de licenciement, n’invalidant pas celui-ci mais lui permettant d’obtenir un mois de dommages-intérêts.
L’employeur, quant à lui, dispose d’une deuxième chance pour motiver correctement sa lettre de licenciement ; s’il n’en profite pas et que le motif de licenciement n’est pas suffisamment précis, le licenciement pourra être déclaré abusif permettant au salarié d’obtenir des dommages-intérêts plus élevés mais dans la limite des plafonds prévus par l’une des ordonnances du 22 septembre 2017.
À lire également…
Un employeur peut-il contacter le médecin traitant d’un salarié pour vérifier certaines informations ?
Un employeur peut-il contacter le médecin traitant d’un salarié pour vérifier certaines informations ? Dans un arrêt du 10 décembre 2025, la Cour de cassation s’est penchée sur la situation d’un employeur qui avait contacté le médecin traitant d’une salariée pour...
Un stagiaire peut-il effectuer plus de six mois de stage dans la même entreprise ?
Un stagiaire peut-il effectuer plus de six mois de stage dans la même entreprise ? Dans un arrêt du Cour de cassation, arrêt du 7 janvier 2026, la Cour de cassation est venue préciser que, même en cas de changement d’établissement d’enseignement, un stagiaire ne peut...
Comment apprécier l’éventuelle faute commise par le salarié dans sa liberté d’expression ?
Comment apprécier l’éventuelle faute commise par le salarié dans sa liberté d’expression ? Jusqu’aux arrêts rendus le 14 janvier 2026, la question posée aurait plutôt été : dans quels cas le salarié abuse de sa liberté d’expression. Ce critère d’abus n’est plus à...


